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13nov

Le point de vue d’Eric Dérian (Turalo) sur la BD numérique

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Eric Dérian (Turalo) est l’un des auteurs de Le blog de Franquin, une BD qui a pas mal fait parler d’elle ces derniers jours : initialement éditée par Foosltrip en version numérique, elle devait être publiée en papier par Drugstore, mais a été frappée par une demande de retrait de la part des éditions Marsu Productions.

Dans une interview réalisée par ActuaBD, Turalo revient sur ce projet. La dernière question qui lui est posée est la suivante :

Aujourd’hui, à l’heure où la BD numérique est sur tous les fronts, et ayant à la fois un blog et publié chez Foolstrip, quel est ton point de vue sur ce sujet ? Est-ce que tu penses que le numérique aura vraiment de l’importance dans l’avenir de la BD ?

Voici un extrait de sa réponse :

[...] Voilà, la bande dessinée s’adapte, c’est avant tout une manière de raconter. Et la manière de raconter elle-même est influencée en fonction des supports. Donc la bande dessinée numérique est une évidence. Quand quelqu’un vient te dire aujourd’hui « la bande dessinée sur internet ou sur téléphonie, franchement… » c’est comme si quelqu’un disait « la bande dessinée en presse ? Pourquoi ? ». Enfin tu vois, c’est vraiment une fausse question. Donc, la bande dessinée numérique va s’installer tranquillement et se développer en même temps que les supports numériques.

Aujourd’hui on se pose bien souvent des fausses questions sur l’exploitation du fond, parce que c’est vrai que beaucoup de gens ont l’impression d’être assis sur une mine de bandes dessinées non-exploitées et voient peut être dans le numérique la possibilité de réexploiter tout ça. Mon avis c’est que je pense que c’est évidemment illusoire. Les supports numériques aujourd’hui ne sont pas là pour promotionner les BD qui ne se vendent plus en papier et qui ne se vendront pas forcément plus en numérique, ça n’a pas grand intérêt. Par contre le développement de bandes dessinées spécifiques au numérique est une évidence. [...]

Je pense également que la création d’oeuvres pour le numérique est tout à fait légitime, et prendra de plus en plus d’importance avec le temps. En ce qui concerne la partie concernant l’exploitation de titres plus anciens, je ne suis pas tout à fait d’accord. Evidemment, un titre qui ne s’est pas très bien vendu en librairie ne trouvera pas forcément plus facilement un public sur écran. Mais le numérique est un médium tout à fait valable pour la lecture d’oeuvres à l’origine pensées pour le papier, et ce n’est pas un hasard si la bande dessinée est la catégorie de livre la plus piratée sur le net (cf. l’étude du Motif, sur laquelle je reviendrai dans un prochain post).

Pour lire l’interview de Turalo dans son intégralité, c’est sur ActuaBD (trouvé grâce à la revue de presse de Bodoi).


Au lieu de traîner ici, allez donc lire des BD sur digibidi.com !

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Cet article a été posté le Vendredi, 13 novembre, 2009 à 19:35 et est classé dans Actu BD numérique. Vous pouvez suivre les commentaires de cet article via le Flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou faire un Rétrolien depuis votre propre site.

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